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Publié le
jeu. 15 oct. 2026
Montagne en Scène Winter Edition 2026 : à partir du 12 novembre partout en France
Ça y est, Montagne en Scène revient et le programme s'annonce passionnant !

On a trop hâte d’y être : on sera à l’avant-première au Grand Rex le 12 novembre, et avec un peu de chance, on pourra même interviewer quelques athlètes. On vous racontera tout très vite !
La Winter Edition, c’est la 27e édition du festival. Il part en tournée du 12 novembre 2026 au 13 janvier 2027, dans 260 villes et 24 pays. À Paris, rendez-vous au Grand Rex les 12 et 16 novembre, puis les 1er et 10 décembre. Au programme de la soirée, trois aventures spectaculaires et inspirantes, entre humour, récits intimes et performances hors du commun, pour une soirée placée sous le signe de l’émotion et du partage.
1/ Face à face
Durée : 85 min. Réalisé par Hugo Clouzeau et David Arnaud

Photo : Film Face à face © Montagne en Scène / Mathis Dumas
Benjamin Védrines face à lui-même.
Benjamin Védrines collectionne les records et les exploits. Du ski de pente raide aux grandes ascensions himalayennes, il s’est imposé comme l’un des alpinistes les plus accomplis de sa génération. Derrière cette image d’athlète hors norme souvent décrit comme une véritable « machine », se cache pourtant un homme traversé par le doute et un profond manque de confiance en lui. En 2024, sur le K2, Benjamin Védrines pulvérise le record d’ascension. Un exploit exceptionnel qui, paradoxalement, ne lui apporte pas l’accomplissement qu’il espérait. Au contraire, cette expérience fait émerger une nouvelle quête : celle d’un projet plus intime, plus radical, qui lui permettrait de se confronter à lui-même autant qu’à la montagne.
Son prochain défi prend alors forme : une ascension hivernale en solo, sur plusieurs jours, de la mythique face des Drus, dans le massif du Mont-Blanc.
Loin de la course au record, cette aventure sera avant tout un face-à-face. Avec le froid, l’engagement, la solitude et le granit, mais aussi avec ses propres peurs et ses fragilités.
Dans les Drus, Benjamin Védrines ne cherchera pas seulement à atteindre un sommet. Il cherchera à affronter sa part d’ombre pour tenter d’y trouver une forme de lumière.
2/ Blandine
Durée : 65 min. Réalisé par Aurélien Delfosse

Photo : Film Blandine © L’Équipe & Little Hell Production
Blandine L’Hirondel : Madame Tout-le-monde, championne hors norme
À 27 ans, elle découvre qu’elle est capable de courir plus loin, plus longtemps et plus vite que presque tout le monde. En quelques années, Blandine L’Hirondel s’impose au sommet de l’ultra-trail, des championnats du monde à l’UTMB en passant par la Diagonale des Fous.
Mais derrière cette ascension fulgurante, il y a une vie à mener : exercer son métier de gynécologue, s’entraîner au plus haut niveau, encaisser les échecs et repousser ses propres limites.
Ce film portrait, vif et sincère, suit une athlète qui pourrait sembler exceptionnelle, mais qui reste profondément accessible. Car au-delà des victoires et des performances, une chose demeure : le plaisir simple et communicatif de courir.
Blandine L’Hirondel, ou comment « Madame Tout-le-monde » est devenue une championne hors norme sans jamais perdre sa joie de courir.
3/ Kids
Durée : 11 min. Réalisé par Camille Armand

Photo : Film Kids © Soren Rickards
Et si grandir, c’était oublier comment jouer ?
C’est quoi, être un enfant ?
Pour le découvrir, Camille Armand, Enzo Scotto et Quentin Ladame embarquent pour un hiver japonais hors norme, là où les mètres de neige transforment les montagnes en terrain de jeu grandeur nature.
Ski freestyle, dessins animés, bêtises de gamins, réflexions philosophiques et fous rires : le film mélange les genres avec une énergie contagieuse pour explorer une question finalement essentielle : qu’est-ce qu’on perd en grandissant… et pourquoi ne pas simplement continuer à jouer ?
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Infos pratiques
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La vidéo de présentation est ci-dessous :
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On y était
Bloc, glaciers et engagement : mon voyage presse Patagonia au Val di Mello.
Trois jours de bloc, de rencontres et de prises de conscience. Début octobre, Patagonia m'a invitée en voyage presse dans le Val Masino, au pied du Val di Mello, en Italie. Au programme : la présentation de la nouvelle Rock collection, beaucoup de bloc dehors, et surtout des rencontres avec des grimpeurs, des scientifiques et des militants qui font bouger les lignes. Autour de la table, des médias et des revendeurs venus de toute l'Europe, l'équipe Patagonia, et une belle bande d'ambassadeurs : Zoe Hart, Sean Villanueva O'Driscoll, Nolwenn Berthier, Sofie Paulus, mais aussi Zofia Reych, anthropologue, qui organise le Women's Bouldering Festival.
Je vous raconte.
Patagonia, une marque née de la grimpe
On l'oublie souvent, mais Patagonia vient de l'escalade. Avant les vêtements, Yvon Chouinard fabriquait du matériel dans un hangar de Ventura, en Californie, avec sa bande de grimpeurs et de surfeurs (pour en savoir plus, retrouvez l'article de Dom sur l'histoire d'Yvon Chouinard). Du matériel d'escalade qui lâche, c'est dangereux : de là vient l'obsession de la marque pour des produits solides, polyvalents et réparables. Cette logique va jusqu'au bout. Patagonia répare plus de 100 000 vêtements par an et défend une idée que j'adore : réparer est un acte radical. La marque reverse 1 % de son chiffre d'affaires depuis plus de 20 ans à des associations de sauvegarde de la nature, et depuis 2022, la Terre est son seul actionnaire. Concrètement, les bénéfices qui ne sont pas réinvestis partent financer la protection de la nature.
La Rock collection : « every climber boulders »
Présentée en avant-première, la Rock collection sortira au printemps 2027. Son fil rouge tient en une phrase : tout grimpeur fait du bloc. Que tu sois en falaise, en grande voie ou que tu débutes en salle, le bloc est notre point commun, et c'est la porte d'entrée la plus accessible de l'escalade. Ce message me parle forcément : à chacun son Everest.
La collection a été portée par Aidan Roberts et Katie Lamb, deux des meilleurs bloqueurs du monde, qui ont prototypé et cousu eux-mêmes les premières pièces. Elle reprend l'esprit de la ligne Rhythm des années 2000, jusqu'au logo écrit à la main, avec des photos prises en Europe plutôt qu'à Yosemite. Les pièces qui m'ont marquée :
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Le pantalon Beta Mind, la star : coupe droite et décontractée, arrière renforcé contre les frottements, et une articulation cachée dans le patronage. Un pantalon d'escalade qui n'en a pas l'air.
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Une polaire en chanvre, une première : 40 % de chanvre et 60 % de polyester recyclé, très douce, qui ne peluche quasiment pas.
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Le sac Blocksmith 20 L, pensé pour se glisser dans un crash pad plié.
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Une brassière à dos croisé, sans élastique autour de la cage thoracique, pour mieux respirer pendant l'effort.
J'ai aimé que l'équipe insiste sur un point : ces vêtements ont un look lifestyle, mais ce sont de vrais vêtements de grimpe, faits pour durer. Et les fibres naturelles prennent enfin de la place.
Le panel des ambassadeurs : au-delà de la performance
Le moment le plus fort, pour moi, c'était ce panel animé par Zoe Hart. Guide de haute montagne à Chamonix, elle est la quatrième Américaine à avoir décroché le diplôme et la première étrangère à enseigner à l'École nationale des guides. Toute sa carrière, elle s'est fait une place là où les femmes n'étaient pas les bienvenues.
Sean Villanueva O'Driscoll, grimpeur belge de big wall, nous a raconté sa dernière expédition au Pakistan : 15 jours sur la face ouest, encore vierge, du Tahu Rutum, à 6 000 mètres, avec Siebe Vanhee et Simon Welfringer. Avec en prime une anecdote mémorable sur trois jours de tempête dans le portaledge, et une seule lecture disponible sur la liseuse de Simon : le Kama Sutra.
Nolwenn Berthier a quitté la compétition après le Covid pour le rocher, surtout le trad. Elle prépare un film autour d'un projet dans le Verdon pour questionner notre rapport à la performance, omniprésente à l'école, au travail, partout. Son idée : une performance plus sensible, plus connectée aux autres et au territoire. Pour elle, la communauté de l'escalade est un refuge, un endroit où l'on choisit ses propres règles.
Sofie Paulus, doctorante allemande, travaille sur les pratiques durables en escalade. Avec son projet EcoPoints Frankenjura, elle encourage à rejoindre les falaises sans voiture. Elle nous a aussi raconté son enquête auprès de 230 grimpeurs dans la vallée de Cochamó, au Chili, pour imaginer un parc national qui protège la nature sans fermer l'accès aux grimpeurs.
L'activisme, pas seulement un chèque
Harry, de l'équipe impact, nous a montré comment Patagonia soutient les associations bien au-delà des dons : rencontres entre ONG, vitrines de magasins dédiées à des combats locaux, salariés libérés pour manifester, et la plateforme Patagonia Action Works pour s'engager près de chez soi.
Depuis septembre 2022, le Holdfast Collective, qui reçoit les bénéfices de la marque, a donné plus de 250 millions de dollars. Cet argent a notamment permis d'amorcer le rachat de la vallée de Cochamó, au Chili, qui était en vente chez Sotheby's, pour en faire un parc national avec les communautés locales. En Europe, Patagonia soutient depuis des années la protection de la Vjosa, en Albanie, l'une des dernières rivières sauvages du continent, aujourd'hui de nouveau menacée.
Zofia Reych, anthropologue, nous a aussi présenté le Women's Bouldering Festival, soutenu par Patagonia, qui fêtera ses 10 ans l'an prochain.
Des montagnes qui changent sous nos yeux
Le dernier jour, on est descendus de nos blocs pour regarder la montagne autrement.
Federica Nova, de l'association des Amis du Val Codera, nous a fait découvrir cette vallée voisine accessible uniquement à pied. Il n'y reste que 5 à 7 habitants permanents. Les bénévoles cultivent la terre, entretiennent les terrasses, font vivre les traditions et ont même créé un hôtel éclaté dans les maisons du village.
Riccardo Scotti, glaciologue au Servizio Glaciologico Lombardo, nous a ensuite mis une bonne claque. Les Alpes se réchauffent deux fois plus vite que la planète : +3 °C depuis l'ère préindustrielle. Elles ont perdu 70 % de leur glace, et la Lombardie compte 126 glaciers disparus depuis 1991. Ses time-lapses du glacier de Fellaria, où la glace a perdu plus de 44 mètres d'épaisseur en sept étés, sont impressionnants. Son message est simple : la seule façon de sauver les glaciers, c'est de protéger le climat. Et notre destin est lié au leur.
Enfin, Martha, photographe et membre de Mountain Wilderness, nous a présenté les combats de l'association : contre les centrales solaires et les héliports dans les zones encore sauvages, pour le démantèlement des installations abandonnées en montagne, et pour une escalade plus propre. Un chiffre m'a marquée : environ 87 % de l'empreinte carbone d'un grimpeur vient de ses déplacements. Elle-même voyage à vélo jusqu'aux falaises, et son astuce m'a fait rire : laisser sa corde à la maison et en emprunter une sur place.
Ce que je ramène dans mon sac
Je suis partie pour découvrir une collection de vêtements, et je reviens avec bien plus. Ces trois jours m'ont rappelé que l'escalade, ce n'est pas qu'une histoire de cotation. C'est une communauté, un rapport aux lieux qui nous accueillent et une responsabilité envers les montagnes qu'on aime.
Et je vais vous dire la vérité : dans le milieu de l'escalade, je n'ai pas toujours réussi à me sentir à ma place. Pendant ce voyage, entourée de personnes incroyables, avec un niveau de fou, je me suis sentie pleinement à ma place, pleinement accueillie et pleinement écoutée. Et ça, c'était génial.
Alors je retiens quelques gestes simples : réparer avant de racheter, acheter d'occasion, prendre le train ou le bus quand c'est possible, et respecter les gens qui vivent là où l'on grimpe.
Merci à toute l'équipe Patagonia Europe pour l'invitation, aux ambassadeurs pour leur générosité, et à toutes les personnes rencontrées pour ces échanges. À chacun.e son Everest, et prenons soin du nôtre.
Photos : Nathalie Rabusseau / Climbing Bitches
On y était
On a testé pour vous : ouvrir des blocs avec Arkose
À chacun·e son bac. Ça fait des années qu'on grimpe, qu'on échange avec les ouvreurs et ouvreuses, qu'on met leur travail en avant… mais on n'avait jamais ouvert un seul bloc. C'est chose faite : avec Dom et Noura, on a passé l'après-midi à Arkose CAO, la salle du Centre Aquatique Olympique de Saint-Denis aux côtés de Benjamin, ouvreur référent de la salle. Trois grimpeur·euses, trois niveaux, trois styles. Et un petit rêve qui se réalise.
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Qui est Benjamin ? Benjamin est ouvreur chez Arkose depuis 2022, et à Arkose CAO depuis l'ouverture de la salle, en juin 2025. Il est arrivé à l'ouverture grâce à la formation lancée par Arkose pour faire entrer de nouveaux ouvreurs et ouvreuses dans un milieu où il est difficile de s'insérer. Ce qu'il préfère dans ce métier ? « La liberté de création, d'innovation, d'exprimer son art, sa vision de l'escalade par le mouvement et le visuel. » |
Le mur (presque) vide
14 h. Devant nous, un espace presque vide : Benjamin avait déjà ouvert le rouge et le noir. Notre mission : le jaune, le vert et le bleu.
Et pas n'importe lesquels. Le vert et surtout le bleu, c'est le cœur du travail. Le bleu, c'est le niveau intermédiaire, celui que grimpe la grande majorité des gens : il doit pouvoir plaire aux débutant·es comme aux plus confirmé·es. On voulait y mettre quelque chose d'original. On a vite compris que ce n'était pas si simple.
Avant de toucher à quoi que ce soit, Benjamin pose le cadre : l'escalade est un sport tactile, tout passe par la friction, le toucher, l'appréhension du mouvement. Et en salle, le maître-mot, c'est le plaisir. « On n'est pas là pour une dalle infâme où il faut monter un pied très haut. On est là pour le plaisir. »
On avait demandé à notre communauté quel style de bloc elle voulait : des coordos, de la dalle, des volumes, des réglettes… et un 360. On ne pouvait pas tout faire, mais on a gardé une idée forte : un bloc bleu avec un 360.
À chacun·e son bac
Premier exercice : choisir les prises. Et là, on découvre à quel point l'appréciation de chacun·e est différente. À trois, avec nos niveaux et nos morphologies, une même prise ne raconte pas la même chose.
Benjamin résume : « Pour Adam Ondra ou William Bosi, une réglette de 10 mm, c'est quasi un bac. » Pour quelqu'un qui débute, une prise à pincer peut en être un. Un bac, c'est relatif. À chacun·e son bac, comme à chacun·e son everest.
Et quand la prise idéale n'existe pas ? On la crée. On redresse une prise sur un volume pour casser le dévers, on en ajoute une derrière une autre. « Le mur, c'est ni plus ni moins qu'un gros volume. »
Construire un bloc
Quand on lui annonce un 360 dans le bleu, Benjamin éclate de rire : « Allez, courage. Moi, je ne veux pas être impliqué là-dedans ! » Il ne visse pas avec nous, il nous regarde et nous guide. Et il nous prévient : « Vous allez casser des vis, visser dans le mauvais sens, vous faire peur sur l'échelle… et c'est normal. » Spoiler : il avait raison.
La vraie difficulté, ce n'est pas de visser. C'est de guider sans rien dire. « Il faut que la personne pose le pied et se dise : de toute façon, je ne peux faire qu'une seule chose. » Un pied trop exigeant, et ce n'est plus un bleu. Trop permissif, et un·e grimpeur·euse plus fort·e change de pied et contourne le mouvement. D'où les fameux bouchons : on bouche certaines prises pour empêcher de changer de pied.
Pour notre 360, ça donne un petit pied droit au départ, des prises bouchées, et l'angle du dièdre qui évite de tourner jusqu'au bout. On teste, on tombe, on recale. Premier essai réussi, verdict de Benjamin : « C'est pas trop mal, cette histoire. » On prend !
Autre leçon : ouvrir un bloc avec une idée bien définie ou une méthode originale, c'est encore plus compliqué, parce qu'il doit cohabiter avec les autres couleurs du mur, sans les gêner. Et une idée forte suffit : « Si on empile les couches de concepts, les gens s'y perdent. » Un 360, un petit jump dans un bac, un top aux trois quarts du mur… « Pour un bleu, il en aura déjà pour son argent. »
Petite parenthèse morpho : quand on est la plus petite du groupe et que les autres te disent « essaie comme ça » en voyant bien que tu n'atteins pas la prise… on en rit. C'est notre blague à tous les trois : soit je flashe, soit c'est morpho.
Faire plaisir, c'est tout un art
Ce qui nous a marqué·es chez Benjamin, c'est sa lucidité. Une salle, ce sont des gens qui viennent pour prendre du plaisir, progresser et se sentir à leur place. Quelqu'un qui réussit plusieurs blocs dès sa première séance se dit : « L'escalade, c'est pour moi. » Et il ou elle revient.
On ne voit pas ça comme un mal, au contraire. Faire plaisir à tous les niveaux, sans renoncer à des blocs techniques et exigeants, c'est un vrai savoir-faire. C'est sans doute aussi ce qui fait la différence d'Arkose.
Un métier physique… et mental
On pensait que ce serait surtout physique. Porter, visser, monter à l'échelle : oui. « Une journée d'ouverture, ce n'est pas une séance d'entraînement, c'est limite un taf d'ouvrier », sourit Benjamin. Mais c'est surtout une gymnastique mentale incroyable : se mettre à la place de chaque niveau, prendre en compte les blocs déjà en place et toutes les contraintes, tout recalculer, recaler encore et encore.
Même en grimpant depuis longtemps, même avec un bon niveau, on a tous et toutes été surpris·es par l'engagement que ce métier demande.
On comprend pourquoi on ne peut pas sortir un concept sur chaque bloc, chaque semaine. Une seule idée nous a pris des heures. Et on était trois.
Ce que je retiens
19 h. Trois blocs. Noura bâille, j'ai le regard dans le vide… Heureusement que Dom est là : il adore, et c'est lui qui donne tout ce qui lui reste pour finir le jaune.
Le soir, chacun·e rentre chez soi. À 21 h 30, notre groupe de messages s'agite : « C'était trop bien ! » Et quasiment tous les trois, on envoie la même phrase : « Je suis crevé·e, séché·e, roulé·e. » Moi, j'étais roulée en boule sur mon canapé. Et pourtant, on n'a pas tant grimpé que ça.
Je repars avec une autre vision de l'ouverture. On voulait que tout le monde se sente à sa place, débutant·es comme confirmé·es : c'était un vrai casse-tête, et c'était génial.
Un immense merci à Benjamin pour sa patience et sa pédagogie, et à Arkose CAO pour cette opportunité. Respect à tous les ouvreurs et à toutes les ouvreuses.
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À vous de jouer !
Nos blocs restent en place plusieurs semaines à Arkose CAO. Venez tester votre premier 360 sur le bleu, sans oublier le vert, super stylé, et le jaune, très sympa. Un sticker vous attend à l'accueil. Et n'oubliez pas de nous taguer en vidéo ! |
Par Nathalie Rabusseau, Climbing Bitches
On y était
On y était : Millet x Element, « Escape from the Concrete Jungle »
Le 1er octobre, la tournée Millet x Element était lancée à Paris : l’altitude et l’asphalte se donnaient rendez-vous. Sur le papier, on n’attendait pas forcément ces deux univers ensemble. D’un côté Millet, marque alpine centenaire, avec son expertise technique. De l’autre Element, l’esprit skate, libre et un peu espiègle. Et pourtant, ça fonctionne. Grimpeur·euses et skateur·euses partagent bien plus qu’on ne le croit : le goût de la session entre potes, l’envie de détourner les terrains qui nous entourent, et cette énergie brute et joyeuse qu’on retrouve aussi bien sur un bloc à Fontainebleau que dans les rues de Los Angeles.
Quatre ans après leur première collab, les deux marques signent leur deuxième chapitre. Et la collection est vraiment stylée : des coupes larges inspirées du workwear, des pièces réversibles, des graphismes frais et colorés, et toujours les matières techniques de Millet (GORE-TEX, Primaloft, Polartec). Bonus : 85 % de la collection est faite à partir de matières responsables.La soirée a commencé au pop-up du Vieux Campeur, puis s’est poursuivie à Climb Up pour un challenge escalade x skate. Elle s’est terminée par la projection des films de Jaakko Ojanen et Symon Welfringer. Au milieu de l’équipe Millet et des skateurs mythiques de la Team Element, on a croisé de belles personnes, dont Constance des 7 sommets. Et on en a profité pour interviewer Symon : « Mon everest, c’est de savoir rester vivant ».
La tournée continue : Toulouse le 7 novembre, Nantes le 21 et Bayonne le 27.
Merci à Millet et à l’agence MRP pour l’invitation !